A l'exception du dimanche 14 juillet, jour déjà chômé, les autres fêtes se répartissent agréablement dans la semaine, permettant pour la plupart de s'octroyer quelques petits ponts bien mérités Le 20 janvier, plusieurs centaines de royalistes se sont réunis pour une messe en … Un patriotisme longtemps refoulé explosait alors avec une étonnante vigueur, mettant à l'aise la plupart des militants, sortant de leur ghetto. En deux jours, ces derniers obtiennent satisfaction. Le 24 février 1937, il décide également une pause dans les réformes. Le choix de la date, à la fois fête révolutionnaire et fête nationale, et du lieu (la manifestation suit le même parcours que celle du 12 février 1934) est significatif. En dehors de la volonté de réformer la Banque de France, « il s'agit, à l'instar de Roosevelt aux États-Unis, de conduire, comme on le dira plus tard, une politique de relance par la consommation, dont on espère la reprise de la production, la réduction de la thésaurisation et le retour de la croissance »[25] : « réduction de la semaine de travail sans réduction du salaire hebdomadaire », « plan de grand travaux d'utilité publique », création d'un « fonds national de chômage » et d'un régime de retraite pour les vieux travailleurs. Ayant perdu temporairement le pouvoir dans leurs établissements, les patrons affolés demandent l'intervention du nouveau gouverne… Le PCF décide de se joindre à la manifestation, espérant toujours attirer à lui les militants socialistes en plaçant des orateurs tout le long du cortège. Le gouvernement Blum, enfin formé le 4 juin, cherche tout de suite à faire cesser le mouvement de grève. Le radical Camille Chautemps prit sa succession. Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation. « du dehors une sorte de ministère des masses avec le concours des éléments les plus ardents et les plus déterminés du Front populaire organisés dans ses comités », Le Journal des Activités Sociales de l'énergie. », « bloquant une économie en pleine reprise qui est l'acte le plus dommageable commis depuis la révocation de l', « que nous n'osons pas encore la reconnaître, tant il est malséant de s’en prendre à un progrès social », International Labor and Working-Class History, « Conflict and Compromise : Socialists and Socialism in the Twentieth Century », De l'armistice à la dévaluation de la livre, 1918-1931, De Pierre Laval à Paul Reynaud, 1931-1939, des syndicats, des associations d'anciens combattants de gauche et des mouvements intellectuels (, Louis Poulhès, « 26 septembre 1939 : la dissolution des organisations communistes » dans, Sentiment que les historiens ne partagent plus, comme l'indique Danièle Zéraffa-Dray, à la page 71 de son ouvrage, « Pour autant, l'absence de coordination entre les manifestants, l'absence d'un « chef » capable de fédérer les différents mouvements en une organisation puissante, le caractère très spontané des manifestations ne permettent pas de conclure à un coup d'État fasciste. La clémence française envers l'Italie s'explique par le fait que, jusqu'en 1938, l'Italie est plus proche de la France et du Royaume-Uni que de l'Allemagne. Le radical Édouard Daladier le remplaça, décidé à « remettre la France au travail » et revint sur plusieurs réformes du Front populaire. Léon Jouhaux , responsable de la CGT, figure parmi les nouveaux membres du … Pourtant, le 26 juin 1934 à Ivry, Maurice Thorez opère un virage à 180° en appelant à l'unité d'action avec les socialistes. La guerre d'Espagne (également désignée sous le nom de guerre civile espagnole [N 1]) est un conflit qui, du 17 juillet 1936 au 1 er avril 1939, opposa en Espagne, d'une part le camp des républicains, orienté à gauche et à l'extrême gauche, composé de loyalistes à l'égard du gouvernement légalement établi de la II e République, de … En effet, le Parti radical, bien qu'allié de la droite dans les gouvernements de trêve, subit de la part de ses partenaires des critiques souvent violentes, allant de l'incompétence à la corruption, alors même que la politique de droite menée par ces gouvernements met mal à l'aise un nombre de plus en plus important de militants. Surtout, pour la première fois, militants et chefs radicaux (notamment Daladier), socialistes et communistes défilent de concert aux côtés d'autres petits partis, syndicats et associations (CGT, CGTU, CVIA, Ligue des droits de l'homme…), dans une manifestation de près de 500 000 personnes[18] et « dans l'euphorie d'une unité retrouvée de la gauche »[19]. La scolarité obligatoire fut portée dès 1936 à quatorze ans, les passerelles entre l'enseignement primaire et les lycées furent multipliées — dans le prolongement de l'œuvre entreprise par Édouard Herriot quelques années plus tôt — les collections des grands musées furent enrichies et leurs tarifs réduits pour les gens modestes. L’usine est occupée et les tentatives de la police de déloger les grévistes échouent, les dockers se solidarisant des grévistes. Quelques jours plus tard, bien que ces mesures ne figurent pas dans le programme du Front populaire, par deux lois votées par le Parlement, les premiers congés payés (2 semaines) furent instaurés, et la semaine de travail passa de 48 à 40 heures. Profitant de son unité (les désistements entre le premier et le second tour furent quasi-systématiques et de ce fait, les reports de voix, notamment communistes, meilleurs qu'en 1928 et 1932), de la crise économique et de l'absence d'une politique alternative à droite (où l'argument de campagne principal se limita à l'anticommunisme), le Front populaire remporte une nette victoire aux élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936, rassemblant environ 57 % des suffrages exprimés au premier tour et envoyant, au terme du second, un total de 386 députés sur 608 siéger à la Chambre des députés, dont 147 pour la SFIO. ». Lorsque ce conflit, qu'ils pensent inévitable, surviendra, les communistes auront pour tâche de lutter énergiquement contre la bourgeoisie, quel que soit son bord politique (de ce point de vue, les radicaux ou les républicains-socialistes sont assimilés à la droite et taxés de fascistes). La solennité du moment est renforcée par la rédaction d'un serment, écrit par Jean Guéhenno, André Chamson, et Jacques Kayser[20], prêté par tous les manifestants, qui réaffirme l'importance de la mobilisation antifasciste et dégage des objectifs pour améliorer la situation du pays[21]. Toutefois, la fin du Front populaire arriva en avril 1938 lorsque le radical Édouard Daladier succéda à la présidence du Conseil au socialiste Léon Blum, qui démissionna à la suite de son échec dans l'obtention de moyens lui permettant de mettre en place une politique de grandes réformes financières. Le 4 juin 1839, un jeune aventurier français, seul, muni d'un maigre bagage, débarque à Tadjoura : c'est Rochet d' Héricourt 1 qui, après une dizaine d'années passées en Egypte, se propose de traverser d'est en ouest, selon une direction sensiblement parallèle à l'équa- teur. Il y a la majorité du Front populaire dont le programme du Front populaire est le lieu géométrique. La fuite des capitaux, massive depuis l'arrivée du. Ces accords mettaient en place, entre autres, le droit syndical, et prévoyaient une hausse des salaires de plus de 7 à 15 % selon les branches professionnelles, soit environ 12 % en moyenne sur toute la France. Pourtant, le 6 février déclenchera une dynamique qui l'emportera peu à peu sur les querelles d'appareil[réf. En matière coloniale, les réalisations furent plus difficiles en raison du profond conservatisme des colons, très puissants, et du dynamisme de certains mouvements politiques locaux (principalement en Algérie), qui préfèrent souvent l'indépendance à l'égalité des droits. En Tunisie, les colons les plus influents « tinrent l'avènement du Front populaire pour une catastrophe cosmique et [le sous-secrétaire d'État] Pierre Viénot pour l'Antéchrist […] » (Charles-André Julien, dans Léon Blum, chef de gouvernement) : ils déployèrent donc tous leurs efforts pour saboter la politique menée. Il fut suivi de trois autres (deux dirigés par un radical, Camille Chautemps, et un dernier dirigé à nouveau par Léon Blum). Le dernier verrou tombe lorsque l'Union soviétique se rapproche de la France à la suite de la visite de Laval à Moscou en mai 1935. Sous la pression du gouvernement conservateur britannique de Stanley Baldwin[54] et des radicaux, Léon Blum décide la « non-intervention », à un moment où la société française est, à la suite de la Grande Guerre, profondément pacifiste. Ces derniers, très méfiants vis-à-vis des communistes, refusent d'abord cette proposition d'alliance, position logique dans la mesure où ils participent aux gouvernements d'Union nationale : le Parti radical semble pencher à droite. De son côté, la SFIO préfère relayer par une manifestation l'appel de la CGT à la grève générale pour le 12 février. En juin 1936, le gouvernement du Front Populaire, dirigé par Léon Blum, adopte de grandes mesures sociales qui vont changer la vie des Français. 0:52:51 2e question bête : pourquoi les États-Unis poussent-ils tellement à la construction européenne ? La manifestation dégénère rapidement et, au terme d'affrontements violents avec les forces de l'ordre, on compte six morts et plusieurs centaines de blessés. Premier parti de France, il apparaît dès lors naturel que le chef du nouveau gouvernement soit issu de ses rangs. Mais c'est surtout parce que Staline réévalue le danger fasciste[12], considéré jusqu'ici comme accessoire, lorsque l'installation solide d'Hitler au pouvoir se confirme, que le PC adopte une attitude résolument unitaire, et ajoute l'adjectif français à son nom. Léon Blum s'efforce cependant de rester pragmatique : il distingue l'exercice de la conquête du pouvoir. Ou bien vous ouvrez les frontières, vous maintenez un régime de liberté des changes, et vous devez alors vous appuyer sur Londres et Washington pour opérer un ajustement des monnaies en même temps qu’une coalition des régimes démocratiques. Il n'y a pas de majorité socialiste ; il n'y a pas de majorité prolétarienne. En intégrant les radicaux à la logique d'union à gauche, Thorez espère créer cette dynamique. Il ouvre ainsi la voie à la formation d'un « Front populaire » (l'expression est attribuée à Eugen Fried, représentant de l'Internationale communiste en France), avec comme première étape la signature entre les deux partis marxistes d'un « pacte d’unité d’action antifasciste » le 27 juillet 1934, où ils s'engagent à joindre leurs forces dans la lutte contre le fascisme et le gouvernement d'Union nationale de Gaston Doumergue. Il reprit, à un rythme ralenti, les réformes du Front populaire, créant, notamment, la SNCF. La plupart des radicaux, un grand nombre de socialistes, de membres du CVIA, d'adhérents de la Ligue des droits de l'homme sont des pacifistes convaincus et leur volonté de maintenir la paix l'emporte à coup sûr sur leur antifascisme. Il initia plusieurs réformes sociales importantes et constitue encore actuellement une des références incontournables de la mémoire et de l'histoire de la gauche française : les congés payés (15 jours), la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l'établissement des conventions collectives. Il recrute aussi dans le vivier des Jeunes Turcs, « cette nouvelle génération d'élus radicaux non-conformistes et ancrés à gauche »[38], à des postes qu'il juge importants : l'Éducation nationale pour Jean Zay (32 ans), l'Air pour Pierre Cot. Le 28 août fut adopté un budget de 20 milliards de francs pour de grands travaux. Entre ces deux positions, très peu de journaux ou d'hebdomadaires jouèrent la carte de la neutralité. Ces ambiguïtés en matière de politique extérieure pèseront lourd dans les difficultés ultérieures du gouvernement de Front populaire. Contrairement à la tradition de la Troisième République, Blum décide de ne se charger « d'aucune responsabilité particulière pour se consacrer tout entier à la direction du gouvernement », dans le but de renforcer la présidence du Conseil : « À ses yeux, le chef du gouvernement ne devait pas se limiter à coordonner l'action des ministres, mais devait véritablement diriger, à la manière du Premier ministre britannique »[35]. Le bilan du Front populaire est « contrasté »[61]. Surtout, Mussolini refuse encore que l'Autriche soit rattachée à l'Allemagne et apparaît donc comme un potentiel allié de circonstance qu'il faut ménager. L'opposition des éditeurs (Bernard Grasset) et de la droite conservatrice (René Dommange) ralentit l'adoption du texte, qui ne sera jamais voté, la guerre interrompant les débats sur le sujet. La fonction de Pétain au moment de son discours (de 17 juin 1940) est qu'il est le président du conseil. Sujet d’Histoire- Le Front Populaire en France : ses origines et ses réformes ( 1936- 1938). Avatar tardif du projet Blum-Viollette, le Code de l'indigénat est vidé de sa substance, puis complètement abrogé par la loi du 7 avril 1946, par Marius Moutet, qui s'efforce d'améliorer le sort des colonisés et de les associer à l'administration de leurs territoires[réf. De fait, cette majorité parlementaire inédite investit le premier gouvernement à dominante socialiste de la IIIe République, et Léon Blum est nommé président du Conseil par le président de la République Albert Lebrun, le 4 juin 1936. Les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936 ont donc donné la victoire au Front populaire. Au lendemain de cette journée, plusieurs comités antifascistes se forment, comprenant des socialistes, des radicaux et des représentants de divers groupes de gauche, mais jamais de communistes. Des réformes importantes comme celles des retraites sont alors abandonnées[réf. Qui dirige la France en juin 1936 2 Voir les réponses annouck12 annouck12 Bonsoir, c’est Léon Blum qui dirige la France en 1936 amounaimanekoukoukh amounaimanekoukoukh Réponse. Non sans raison : l'ancien dirigeant communiste Treint dira d'ailleurs : « Il faut tendre la main vers les socialistes, comme la main se tend vers la volaille… pour la plumer ». Ariane Bonzon — 22 juillet 2011 à 0h00. Plusieurs films, dont certains contemporains du mouvement, ont évoqué le Front populaire : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans la presse française se formèrent de fait deux camps bien distincts, d'une part les partisans du Front populaire (L'Humanité, Le Populaire, L'Œuvre, Vendredi, Marianne), d'autre part les opposants (L'Action française, L'Ami du peuple, Le Jour, Candide, Gringoire, Je suis partout, L'Écho de Paris, Le Temps). Le 28, les 30 000 ouvriers de Renault à Billancourt entrent dans la grève. Ou bien vous instaurez le contrôle des changes, vous imposez un dirigisme strict, vous mettez la France en autarcie — et alors vous êtes obligé d’instituer un régime autoritaire qui risque de glisser vers le totalitarisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ces accords n'empêchèrent pas les grèves et les occupations de se poursuivre, souvent jusqu'en juillet 1936. La mort dans l'âme, Blum se résigne à la non-intervention mais fait en sorte que les autorités françaises ferment les yeux sur le trafic d'armes s'exerçant au profit des républicains espagnols à la frontière entre la France et l'Espagne. En juillet 1936 la guerre civile en Espagne vient d'éclater. Fondamentalement révolutionnaire, le PCF considère même que le combat doit s'étendre à la SFIO, coupable de contribuer à faire avorter la Révolution en prônant des politiques réformistes[3]. Comme le souligne Eric Hobsbawm, le triomphe du Front populaire « résulte de l'augmentation d'à peine 1 % des suffrages obtenus par les radicaux, les socialistes et les communistes en 1932 », déjà favorable à la gauche il est vrai, et le succès du Front populaire met surtout « dramatiquement en relief les coûts de la désunion passée »[30]. L'aile gauche de la SFIO soutient pleinement la grève générale : dans un article publié dans Le Populaire le 27 mai, Marceau Pivert presse Léon Blum de s'appuyer sur ces mouvements sociaux pour envisager une vraie conquête du pouvoir, clamant que « tout est possible ». », « rejettent même les nationalisations, qui n'ont aucun caractère révolutionnaire et que les congrès radicaux acceptaient dès avant la guerre de 1914. Mais la reprise n’est pas immédiate, et bien des délégués des usines en grève souhaitent continuer le mouvement. Les lois adoptées en juin 1936; Les lois adoptées en juin 1936. », Section française de l'Internationale ouvrière, Élections législatives françaises de 1936, Office national interprofessionnel du blé, Office national interprofessionnel des grandes cultures, Centre de propagande des républicains nationaux, Défilé des 500 000 manifestants à la Porte de Vincennes, 14 juillet 1935 (Le), Revue d'histoire moderne et contemporaine, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Géographie électorale du Front populaire en France, Histoire de la gauche française de 1919 à 1939, Mouvement contre la guerre et le fascisme, Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, critique de l'ouvrage par Philippe le Nail, Alfred Sauvy, « Histoire économique de la France entre les deux guerres », Fédération de la gauche démocrate et socialiste, « Majorité plurielle » ou « Gauche plurielle », L'Alliance républicaine, écologiste et sociale, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_populaire_(France)&oldid=176763775, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. C'est bien l'opinion de l'actuel président du Conseil, le radical Albert Sarraut, qui invite Blum à prendre immédiatement sa place pour résoudre la situation. Ce sont donc les militants ordinaires, contre la volonté des états-majors hormis Jacques Doriot, qui font du 12 février 1934 une manifestation unitaire, et préparent ainsi les esprits à l'idée du Rassemblement populaire. En fait, si socialistes et communistes sont authentiquement convaincus qu'ils viennent de connaître une tentative de coup d'État concerté en vue d'établir un régime autoritaire[5], ils réagissent d'abord en ordre dispersé. Le Front populaire est une coalition de partis de gauche qui gouverna la France de 1936 à 1938.Il réunissait les trois principaux partis de la gauche, la SFIO, le Parti radical-socialiste et le Parti communiste (qui soutenait les deux premiers sans participer directement au gouvernement), mais également toute une nébuleuse … […] Ils ont essayé de nous prendre cette héroïque, « Pour les communistes, il s'agit aussi de lutter éventuellement contre le fascisme à l'extérieur, en s'appuyant sur le pacte franco-soviétique conclu en 1935. La coalition, qui a fait campagne autour du slogan : « Pain, paix, liberté », remporte 376 sièges contre 222 à la droite... avec seulement 200 000 voix de majorité. Des accords de désistements réciproques leur avait alors permis d'investir une majorité absolue de sièges à la Chambre des députés. L'essentiel de ces gains sont réalisés aux dépens des socialistes, qui compensent leur perte dans le milieu ouvrier en mordant sur l'électorat rural du Parti radical. En dehors de la volonté de nationaliser les industries pour soustraire la politique extérieure de la France à l'influence des marchands de canon, « cette plateforme somme toute modérée témoigne davantage de préoccupations électorales que d'une claire perception de la situation internationale : ni la question coloniale, ni les dangers extérieurs, ni la situation en Europe ne semblent préoccuper ses signataires »[23], et l'antifascisme reste essentiellement à destination interne, contrairement aux souhaits du PCF, plus belliciste et prêt à internationaliser la lutte contre le fascisme[24]. que les partis de gauche décident de s'unir contre « le danger fasciste » et les tentatives de l'extrême droite pour établir en France un régime dictatorial équivalent à l'Italie fasciste[3]. », Grâce à l'accord franco soviétique, le PCF était en mesure d', « affirmer un patriotisme intransigeant et de couper ainsi court aux accusations qui le poursuivaient sur ce thème depuis sa fondation. Henry Dutailly (lieutenant-colonel), préf. C'est d'ailleurs une telle alliance qui constituera le troisième gouvernement d'Édouard Daladier (12 avril 1938-11 mai 1939). Les partis de gauche s'unissent contre les ligues d'extrême droite. Cependant, le caractère stratégique de leur place dans la coalition gouvernementale ne doit pas être négligé. » », « L'argument, mis en avant par le maréchal Pétain, d'une infériorité de la France en matériel, elle-même expliquée par l'imprévoyance du gouvernement du Front populaire, les vagues de grèves de 1936-1938 et le fait que l'esprit de jouissance et de revendication l'ait emporté sur l'esprit de sacrifice et de service, n'est plus guère retenu aujourd'hui par les historiens. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles, etc., font grève, souvent pour la première fois. » que les militants des deux partis défilent de concert »[9].